Mise en pratique de la #décroissance – Cas 1 – usage des terres. Si l’on revient sur mon post précédent et la figure qui pourrait incarner une mise en pratique de la décroissance et les nombreuses interactions qui lui sont associées, on peut s’appuyer sur l’exemple de l’#artificialisation des terres qui devient un véritable casse tête pour les villes. A clermont métropole, cela représente près de 50 hectares qui disparaissent chaque année ! hallucinant … 

En général, cette artificialisation touche principalement des prairies et des zones non constructibles (qui finissent par l’être sous la pression de la demande de logements), elle peut concerner des terres agricoles cependant c’est au cas par cas… (toujours très difficile de démêler le vrai du faux). 

La décroissance tendrait à préconiser le 0 artificialisation, posant ainsi une limite physique à l’extension des villes tout en préservant une forme de sécurité alimentaire… toutefois, c’est plus facile à mettre sur le papier qu’à initier sur le terrain car l’analyse systémique révèle de nombreuses interactions … qui ne vont pas toujours dans le bon sens… 

Dans le schéma ci-dessous (un peu simplifié pour des besoins pédagogiques), vous avez les causes de l’artificialisation et les conséquences… Sans vouloir tout commenter, l’artificialisation est souvent dictée par une forte demande de logements neufs, attisée par des promoteurs et des investisseurs immobiliers, une fiscalité stimulant le logement neuf, une certaine profitabilité du bien … et bien d’autres choses… Face à cela, des logements anciens trop coûteux à rénover et très souvent qui subissent le passage de la loi sur la transition écologique (ce sont désormais des passoires thermiques qui découragent les achats…)… Beaucoup de ces logements sont même désormais qualifiés de vacants… il a même fallu un plan de lutte contre ces logements vacants ! Je rappelle qu’au dernier recensement, on dénombre près de 3,2 millions de logements vacants en France … Gloups 🙂 

Les conséquences de l’artificialisation sont également très claires, ilots de chaleur, non absorption du carbone, ruissellement, émissions de GES, perte de biodiversité … Donc il faut tendre rapidement vers un 0 artificialisation… toutefois il y a une revers à la médaille … notamment au niveau des villes moyennes… 

Ce 0 artificialisation est en train de se traduire par une densité verticale de l’artificialisation, notamment la substitution de logements individuels (maison + jardin) par des logements collectifs, qui demandent toute une série de modifications (réseau d’assainissement, consommation d’énergie, mobilité…). Cette évolution participe à la hausse du prix du m2 pour les maisons individuelles, ce qui bien entendu renvoie à la question du coût du crédit et de la capacité à rembourser ses emprunts… ce qui exclut une certaine population à l’accès à la propriété, donc beaucoup plus d’inégalités qu’auparavant… Aah rien n’est simple .. 🙂

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